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Déclaration d’Unifor sur les accords de transfert en matière de santé au Canada

Le 17 mars, 2017

Le 10 mars, les provinces de l’Ontario, du Québec et de l’Alberta ont signé des accords sur les transferts au titre des soins de santé avec le gouvernement fédéral, alors que le Manitoba reste la seule province à apposer sa signature.

« Le fait qu’Ottawa ait accordé la priorité à la santé mentale et aux soins à domicile dans ces accords avec les provinces est un signe positif, a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor. Mais nous voulons nous assurer qu’il y ait des indicateurs pour que chaque province fournisse le type de services en santé mentale et en soins continus dont les Canadiens ont besoin. »

Compte tenu du délai entre la proposition initiale du gouvernement fédéral en décembre et le moment à partir duquel les provinces ont accepté les accords, le financement risque de ne pas être suffisant pour répondre aux besoins entrevus par les provinces et les travailleurs de première ligne en soins de santé, notamment concernant les hôpitaux et les soins de longue durée.

« Le public n’a pas reçu tous les détails encore sur le fonctionnement de la nouvelle méthode de calcul, mais nous savons que le financement de base par année n'augmentera pas au même rythme que la décennie précédente », a déclaré Andy Savela, directeur du secteur des soins de santé d'Unifor. « Les membres d’Unifor travaillant dans les hôpitaux et les infrastructures de soins de longue durée constatent à quel point les besoins sont nettement plus complexes que ce que nous avons vu auparavant, alors tout recul sur le plan du financement aura des répercussions sur les services et le niveau de stress des prestataires de soins de santé. »

Les gens de tous âges ayant des problèmes de santé mentale résident de plus en plus dans des infrastructures de soins de longue durée. Le financement à travers le pays n’a pas suivi le rythme pour répondre de façon appropriée aux besoins pour prendre soin de ces résidents qui peuvent avoir des troubles psychiatriques, ainsi que des problèmes de démence ou d’Alzheimer, ajoutés à d’autres conditions complexes.

« Il est urgent de s’assurer que le financement ciblé pour les soins en santé mentale comprenne les centres de soins de longue durée, a affirmé Katha Fortier, adjointe au président. Nous avons déjà été témoin d’une hausse des actes de violence entre les résidents, et entre les résidents et le personnel. Les travailleurs en soins de santé et les résidents ont le droit d’être à l’abri de la violence, et les niveaux de personnel et la formation adéquate sont des éléments clés de prévention. »

Unifor soutient pleinement le financement à l’égard de la santé mentale, mais estime qu'il ne faille pas présumer que les besoins sont satisfaits de façon adéquate avec le niveau de soins actuel.

« Le financement ciblé en santé mentale devrait suivre le patient peu importe où il reçoit ses soins et ses traitements, a ajouté Katha Fortier. Il peut s’agir des hôpitaux, de groupes communautaires ou d’une maison de soins de longue durée. »