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Commerce Citoyen

Une grande foule de membres d’Unifor proteste à l’extérieur du Parlement du Canada avec plusieurs drapeaux du syndicat.

Une nouvelle vision des accords commerciaux

Pour améliorer les accords commerciaux, il faut accorder la priorité aux travailleurs et à leur famille.

Le commerce international est important pour l’économie canadienne. Dans le monde entier, le Canada exporte pour un demi-billion de dollars de biens par année, et pour des milliards de dollars de plus de services.

Environ les deux tiers des membres d’Unifor travaillent dans des industries liées au commerce ou tributaires du commerce, comme la fabrication, les ressources, la foresterie et la logistique. Toutes ces industries sont des moteurs importants de la création de bons emplois au Canada. Comme les accords commerciaux vont au-delà du commerce et s’immiscent dans certains domaines de l’élaboration de politiques (p.ex. la santé publique, la création d’emplois, les droits des Autochtones et la protection de l’environnement), la politique commerciale touche tous les membres d’Unifor et tous les Canadiens.

L’avenir de la politique commerciale est, en définitive, l’avenir du pays. Il est donc impératif qu’Unifor joue un rôle actif dans les questions commerciales.

Priorités d’Unifor

Unifor dénonce ardemment la politique commerciale du gouvernement fédéral, qui redéfinit les règles commerciales depuis le milieu des années 1980 par l’intermédiaire de divers accords commerciaux et accords d’investissement. Ces accords confèrent des droits extraordinaires aux investisseurs privés, affaiblissent les droits des travailleurs, exercent une pression à la baisse sur les salaires et restreignent la capacité du gouvernement à diriger dans l’intérêt public.

Le gouvernement Harper a placé les accords commerciaux et les accords d’investissement au centre de son plan de développement économique. Depuis 2006, le Canada a signé une série d’accords controversés, dont l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne, qui contient la fameuse clause sur les droits des sociétés, semblable à celle de l’ALENA, et qui exerce une influence sans précédent sur les gouvernements sous-nationaux.

Que nous réserve l’avenir?

Sur plusieurs fronts, la politique commerciale continuera à occuper une place importante dans les médias :

  • le désir de l’administration Trump de renégocier l’ALENA;
  • l’accord commercial avec l’Union européenne, ratifié par la Chambre des communes et le Parlement européen et devant être ratifié par chaque pays européen membre;
  • la renégociation prévue de l’accord sur le bois d’œuvre résineux entre le Canada et les États-Unis;
  • Le Canada discute à huis clos de la relance du Partenariat transpacifique (PTP), sans les États-Unis
  • le différend avec la Chine au sujet des mesures antidumping qui touchent les pâtes canadiennes.

La signature de plus en plus d’accords commerciaux et d’accords d’investissement ne constitue pas en soi une politique commerciale judicieuse. L’efficacité d’une politique commerciale ne se mesure pas simplement par le nombre d’accords commerciaux que le Canada a à son actif. En fait, selon les données disponibles, la performance commerciale globale du Canada se dégrade sous les accords de libre-échange, ce que confirme l’accroissement de son déficit courant.

Selon Unifor, il incombe au gouvernement libéral de véhiculer une vision plus éclairée du commerce et de démontrer comment elle peut être mise en œuvre efficacement, en perturbant au minimum les industries à valeur ajoutée, et comment elle doit contribuer aux objectifs sociaux, économiques et environnementaux dans leur ensemble.