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La Nouvelle-Écosse rate l’occasion de soutenir les femmes en cas de violence familiale

Le 29 mars 2018

HALIFAX – Refuser d’accorder un congé payé en cas de violence familiale constitue un obstacle majeur pour les femmes en Nouvelle-Écosse qui doivent fuir des maisons où la violence sévit, affirme Unifor.

« Un congé protégé est important pour les femmes afin qu’elles ne perdent pas leur emploi parce qu’elles ne peuvent être présentes au travail. Nous savons que la sécurité économique est essentielle lorsqu’une femme décide de fuir une situation violente, et la législation d’aujourd’hui nie ce fait », a déclaré Lana Payne, directrice de la région de l’Atlantique.

Des amendements au Code des normes du travail de la Nouvelle-Écosse permettraient aux victimes fuyant un partenaire violent de manquer jusqu’à 16 semaines de travail sans craindre de perdre leur emploi.

Les employeurs seraient aussi tenus d’accorder 10 journées intermittentes pour des rendez-vous médicaux et légaux en vertu du projet de loi. Lana Payne affirme qu’il s’agit d’un bon début, mais il reste que le congé n’est pas payé.

« Lorsque vous êtes dans une situation où vous devez vous démener pour trouver une maison sécuritaire et des services de garde, la dernière chose qu’une personne veut est de s’inquiéter de son chèque de paie. C’est pourquoi trop de femmes se sentent coincées dans des relations violentes parce que leur seule option est de quitter le foyer et de se retrouver sans abri », a déclaré Koren Beaman, une intervenante auprès des femmes de la section locale 1 FTCN, employée au chantier naval de Halifax et survivante de violence conjugale.

La province n’a pas légiféré en faveur de jours de congé payés.

Unifor a travaillé sans relâche pour obtenir un congé payé en cas de violence familiale, une mesure déjà en vigueur avec cinq jours payés au Manitoba, en Ontario, en Saskatchewan et au gouvernement fédéral. Unifor participera à des consultations au Nouveau-Brunswick qui se penche sur le nombre de jours de congé qui devrait être disponible.

Unifor est déterminé à aborder la question de la violence faite aux femmes à la table de négociation et a négocié pour avoir plus de 350 intervenantes auprès des femmes dans des lieux de travail au Canada, ainsi qu’un congé payé en cas de violence conjugale.

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec la représentante aux communications d’Unifor, Natalie Clancy : Natalie.Clancy@unifor.org ou (902) 478-9283 (cell).