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Les membres d’Unifor du Courtyard Marriott font d’importants gains en matière de sécurité d’emploi

Les membres de la section locale 7575 qui travaillent au Courtyard Marriott de Toronto sont la cinquième unité à négocier des améliorations majeures après leur adhésion à Unifor.

Unifor a obtenu la garantie qu’il n’y aura pas de conversion en condominiums à l’hôtel pour toute la durée de la convention collective. 

« Comme bien des travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie de Toronto, les membres qui travaillent au Courtyard craignaient la conversion imminente de l’hôtel en condominiums, a expliqué Jerry Dias, président national d’Unifor. En obtenant une sécurité d’emploi pour la durée de cette convention collective, il s’agit d’une victoire déterminante dans le contexte de la surchauffe du marché immobilier de Toronto. »

Le Courtyard Marriott et une douzaine de grands hôtels de Toronto ont déposé des demandes pour convertir leurs hôtels en condominiums. Les travailleuses et travailleurs de l’hôtel historique Chelsea, le plus grand au Canada, viennent tout juste de recevoir un avis de fermeture.

La conversion de plusieurs grands hôtels abordables situés au cœur du centre-ville de Toronto menace également l’industrie des réunions, des congrès et des voyages de motivation de 8,6 milliards de dollars de la ville, selon un rapport de la section locale 7575 d’Unifor publié cet été. 

Dans le cadre de ce contrat de 3 ans, des hausses salariales (cumulatives) de 10,6 %, soit plus du double de la première offre de l’employeur, sont prévues. Les prestations de maladie seront maintenues et améliorées, et l’employeur a accordé des hausses majeures aux cotisations de retraite. 

D’importantes protections relatives à la charge de travail pour les préposées et préposés aux chambres ont également été obtenues.

« Cette lutte portait vraiment sur la question de sécurité d’emploi et de conversion en condominiums, a déclaré Louie Naccarato, délégué syndical en chef qui travaille à l’hôtel depuis 39 ans. Nous n’aurions pas pu y parvenir sans la force des membres et le soutien d’Unifor. »

Unifor a également réussi à intégrer à la convention collective un poste d’intervenante auprès des femmes, ainsi qu’un mécanisme pour protéger les travailleuses et travailleurs contre le harcèlement qu’ils subissent de la part des clients et des dispositifs d’alerte (boutons d’alarme) pour les préposées et préposés aux chambres.