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Table Ronde Pour Agir Contre Le Racisme et L’Islamophobie

16 aoû 2018 -
18:00 - 20:30

Dans le cadre des efforts que nous déployons à cet effet, Unifor organise une Table ronde nationale sur le racisme et l’islamophobie le jeudi 16 août 2018 à Halifax, Nouvelle-Écosse, juste avant la réunion annuelle de notre Conseil canadien.  En réunissant des représentantes et représentants de diverses organisations de justice sociale, des groupes de défense des droits, des militantes et militants syndicaux, des universitaires et des représentantes et représentants du gouvernement, l’objectif de cette table ronde est d’entamer une discussion ouverte sur le rôle du mouvement syndical dans le combat contre le racisme et comment nous pouvons nouer de meilleures alliances avec des militantes et militants, et des organisations, qui mènent la lutte contre l’intolérance raciale et religieuse.

Nous souhaitons que nos membres puissent tirer de cette table ronde des stratégies et des outils concrets qu’ils pourront utiliser dans leurs lieux de travail et leurs communautés, tout en ressortant de cet événement motivés, inspirés et encouragés à devenir des alliés et des défenseurs actifs de la lutte contre le racisme.  Nous vous encourageons à participer à cet événement important.

Nos panélistes pour cette table ronde comprennent:

Janet Dench est la prési­dente générale du Conseil canadien pour les réfugiés, organisme pour lequel elle travaille depuis 1990 (comme directrice générale depuis 1997). Par le biais de cet organisme et bien d’au­tres pour lesquels elle a été bénévole, elle cherche à établir des politiques et des programmes qui respectent les droits des réfugiés et accueillent les réfugiés et les immigrants au Canada. Elle se passionne pour la politique internationale et canadienne en matière d’im­migration et de réfugiés, surtout les droits internation­aux de la personne et la sensibilité au genre, ainsi que pour le réseautage avec les organisations non gouver­nementales et la lutte contre le racisme. Elle détient un baccalauréat en langues classiques et modernes de l’Université d’Oxford et une maîtrise en études reli­gieuses de l’Université Concordia.


Lynne Groulx est la direc­trice générale de l’Associ­ation des femmes autoch­tones du Canada. Elle possède de l’expérience en droit civil et common law, avec spécialisation en droit des sociétés, justice sociale, ainsi que traditions juridiques et droits coutu­miers des Autochtones. En plus d’être activement engagée dans l’adminis­tration d’un organisme national et de ses contributions continues aux efforts de défense des droits, elle prépare présentement une maîtrise en droit sur les questions d’accès aux droits de la personne pour les Autochtones. Ses réalisations incluent notamment des opérations de restructuration organisationnelle, l’élaboration d’un cadre d’intégration sexospécifique à l’échelle fédérale et internationale, et la mise en place d’une orientation nationale sur l’utilisation de l’isolement cellulaire pour les femmes emprisonnées. Elle a aussi piloté des négociations de haut niveau avec des organismes gouvernementaux clés, participé à l’élaboration d’une politique modèle sur le harcèlement sexuel et au développement de financement stratégique, et contribué à de nombreuses autres initiatives. Elle est le symbole d’un leadership déterminé et mobilise toutes ses connaissances pour garantir justice et égalité aux femmes autochtones. Grâce à ses efforts visionnaires, elle incarne la valeur et le pouvoir indiscutables des nombreuses nations de femmes autochtones.


Erica Violet Lee est une auteure et étudiante bispi­rituelle Nēhiyaw (crie) du quartier ouest de Saska­toon, en Saskatchewan. Elle est responsable du recrute­ment pour Idle No More (Jamais plus l’inaction) et pour l’organisation Indige­nous Climate Action, entre autres initiatives commu­nautaires. Elle détient un baccalauréat en théorie politique de l’Université de la Saskatchewan et prépare présentement une maîtrise en éducation à la justice sociale à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, de l’Université de Toronto. Elle a également corédigé deux anthologies à venir aux éditions University of Manitoba Press. Sur son blogue, Moontime Warrior, elle parle de son expérience du Canada en tant que jeune femme autochtone. www.MoontimeWarrior.com


Nuzhat Jafri est la directrice de Fair Practices Consulting, un cabinet d’experts-con­seils en gestion spécialisé en équité, inclusion, diver­sité, droits de la personne et accessibilité. Au sein du gouvernement de l’Ontario, elle a dirigé l’élaboration de lois et de politiques, et a occupé des postes en ressources humaines et communications auprès de divers ministères et organ­ismes, dont les ministères de l’Éducation, des Services sociaux et communautaires, de la Culture, et des Affaires civiques et de l’Immigration. Dans le secteur privé, elle a dirigé des initiatives sur la diversité et l’équité pour la Banque Scotia et la Banque de Montréal.

Elle est également conseillère associée au Centre cana­dien pour la diversité et l’inclusion et a été la direc­trice générale du Bureau du commissaire à l’équité de septembre 2007 à août 2017. Le Bureau a pour mandat de veiller à ce que toute personne qui demande un permis d’exercer au sein d’une profession réglementée en Ontario soit traitée équitablement, peu importe le lieu de sa formation.


Lynn Jones est une Cana­dienne d’origine africaine née à Truro, en Nouvelle-Écosse, où elle a égale­ment grandi. Ses racines au Canada s’étendent sur plusieurs générations, faisant d’elle l’une des nombreuses Néo-Écos­saises africaines autoch­tones. Jusqu’à présent, elle a visité quelque 20 pays de l’Afrique et est particu­lièrement fière d’avoir réce­mment amassé 14 000 $ pour des initiatives en Éthiopie. Son emploi dans la fonction publique fédérale depuis plus de 30 ans et sa grande expérience du mouve­ment syndical canadien lui ont permis d’être une chef de file dans des secteurs où les Noirs n’avaient jamais osé s’aventurer auparavant, notamment en étant la première vice-présidente générale noire du Congrès du travail du Canada et la vice-présidente nationale du Syndicat de l’emploi et de l’immigration du Canada. Elle a reçu la Médaille de la Reine et est présentement présidente du chapitre de la Nouvelle-Écosse du Global Afrikan Congress, un organisme qui cherche à obtenir réparation pour les atrocités de la traite transatlantique des esclaves.


Deena Ladd travaille depuis 26 ans à améliorer les salaires et les conditions de travail dans des secteurs où règnent les faibles salaires, les cas de viola­tion des lois, et les emplois précaires et à temps partiel. Elle a contribué à appuyer et à créer des espaces de recrutement dans la communauté et des organismes locaux comme Migrant Workers Alliance for Change, Decent Work and Health Network, et la campagne de lutte pour un salaire minimum de 15 $ et l’équité en Ontario. Elle est également une coordonnatrice et l’une des fondatrices du Workers’ Action Centre de Toronto. Ce centre d’ac­tion cherche à améliorer les salaires et les conditions de travail des travailleuses et travailleurs à faible revenu, des femmes, ainsi que des travailleuses et travailleurs racialisés et immigrants occupant des emplois précaires qui sont victimes de discrimination, dont leurs droits ne sont pas respectés, et qui ne bénéficient d’aucun avantage social au travail.


Robyn Maynard est l’au­teure de l’ouvrage Policing Black Lives: State Violence in Canada from Slavery to the Present (Fernwood, 2017). L’ouvrage, un succès national, en est à sa deux­ième édition. Elle a égale­ment été publiée dans le Washington Post, le World Policy Journal, le Toronto Star, le Montreal Gazette et le Canadian Woman Studies Journal, et un de ses essais a été publié dans le magazine Maisonneuve. Ses écrits sur la race, le genre et la discrimination sont largement enseignés dans des universités du Canada et des États-Unis. Son expertise est régulièrement sollicitée par les organes de presse locaux, nationaux et internationaux, dont The Guardian et The Globe and Mail. De plus, elle a témoigné devant des sous-comités parlementaires et le Groupe de travail d’experts des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine. Depuis plus d’une décennie, elle fait partie de mouvements locaux contre le profilage racial, la violence policière, la détention et l’expulsion. Elle a également une grande expérience de travail dans la prestation de services fondée sur la réduction des méfaits aux travailleuses et travailleurs de l’industrie du sexe, aux toxicomanes et aux jeunes marginalisés de Montréal. Ses écrits sont présentés sur le site www.robynmaynard.com


Jim Rankin est report­er-photographe pour le Toronto Star. Il se spécialise dans les enquêtes, le jour­nalisme de données et les articles. Son travail a été en nomination pour 11 prix au Concours canadien de jour­nalisme, dont bon nombre pour des travaux de groupe sur des questions de justice sociale. En 2002, il a reçu le prix Michener pour une série d’enquêtes sur la race, les services de police et la criminalité à Toronto, ce qui a mené à plusieurs enquêtes sur les pratiques policières de cardage. D’autres reportages récents sur lesquels il a travaillé ont révélé des disparités raciales dans le système de protection de l’enfance de l’Ontario, chez les populations carcérales et dans le cadre des suspensions dans les écoles. Il a aussi fait partie d’une équipe qui a produit une série en 2015 sur les filles et les femmes autochtones assassinées et disparues.

à propos table ronde:

Unifor croit profondément que le mouvement syndical a un rôle clé à jouer dans la lutte contre le racisme et l’islamophobie.  Nous avons travaillé fort au fil des ans pour nous assurer que la lutte contre le racisme, l’équité et la justice sociale soit au cœur même de tout ce que nous entreprenons.  Nous pensons souvent que les problèmes existent dans d’autres pays lorsqu’il s’agit de racisme et d’hostilité à l’égard des immigrants, que cette réalité n’a pas lieu ici. Or, des événements récents au Canada ont montré que nous ne sommes pas immunisés contre ces problèmes.

Ces dernières années seulement, nous avons été témoins de vandalismes dans des mosquées et d’une tuerie tragique de six Canadiens musulmans à Québec, des meurtres de deux jeunes autochtones de la Saskatchewan et du Manitoba, Colten Boushie et Tina Fontaine, et d’un système qui n’a pas su rendre une justice aux familles et à leurs communautés, de rassemblements de suprématistes blancs dans nos villes et aux frontières pour cibler des immigrants et des réfugiés, et des actes de racisme contre les noirs, de la violence policière et du profilage racial des jeunes et des personnes de couleur.

Bien que nous soyons attristés et en colère devant ces événements tragiques, nous savons que nous devons faire plus. Le mouvement syndical doit travailler plus fort.  Nous devons exprimer un front uni contre toutes les personnes et tous les groupes qui cherchent à nous diviser et qui menacent activement les peuples autochtones, les gens de couleur, les musulmans, les migrants et les réfugiés.  Nous devons travailler non seulement à mieux soutenir nos alliés et partenaires qui mènent le combat au niveau local et national, mais aussi trouver des moyens de soutenir nos membres qui veulent militer contre le racisme et pour la justice à l’égard des migrants dans leurs lieux de travail et collectivités.

Si vous avez des questions au sujet de cette initiative, contactez Christine Maclin, directeur du Service des droits de la personne, à l’adresse Christine.Maclin@unifor.org.

INSCRIPTIONS

Les déléguées et délégués au Conseil canadien d’Unifor, les membres de leur famille et des invités spéciaux participeront à cet événement.  Pour participer et garantir votre place à cet événement, veuillez remplir le formulaire d’inscription en pièce.  Retournez le formulaire rempli à l’adresse Catarina.Xhuli@unifor.org ou par télécopie au 416-495-3764 au plus tard le jeudi 2 août 2018.

ACCESSIBILITÉ

Unifor cherche à faire en sorte que tous les événements et réunions du syndicat soient accessibles et sans obstacles.  Si vous avez besoin d’un accommodement en raison d’un besoin lié aux droits de la personne, nous vous invitons à nous transmettre les informations pertinentes pour que nous puissions prendre les mesures nécessaires afin d'éliminer les obstacles à votre participation au syndicat.

SERVICES DE GARDE

Des services de garde sont disponibles pour les enfants de 0 à 12 ans de déléguées et délégués admissibles pendant les heures de la conférence seulement, si le nombre le permet.  Les déléguées et délégués sont admissibles pour les services de garde s’ils sont monoparental ou un parent non accompagné d'un conjoint ou compagnon.  Lorsque les deux parents sont inscrits comme délégués, ils sont aussi admissibles aux services de garde.  Les formulaires d’inscription aux services de garde sont en pièce jointe.  Veuillez faire vos réservations auprès des services de garde le plus tôt possible.

HALIFAX, NOVA SCOTIA