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Une grève pourrait être déclenchée au Globe and Mail

Le 13 novembre  2018

TORONTO – Des travailleuses et travailleurs syndiqués au quotidien The Globe and Mail pourraient être en grève à minuit mercredi alors qu’ils cherchent à obtenir une protection de leurs pensions et à mettre fin à l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

« Rien ne justifie l’écart salarial entre les hommes et les femmes dans un quotidien qui se considère comme le journal de référence au Canada », a déclaré Jerry Dias, président national d’Unifor.

Les 320 membres de la section locale 87-M d’Unifor, regroupant des journalistes, des rédacteurs, des employés à la distribution, aux opérations et aux ventes publicitaires, négocient avec le Globe depuis six mois. Les pourparlers sont au point mort depuis deux mois et l’employeur n’a pratiquement pas bougé depuis, tout en demandant un gel salarial de deux ans et une hausse des primes des avantages sociaux des employés.

Les membres ont donné à leur comité de négociation un mandat de grève de 94 p. cent il y a deux semaines et ont commencé à intensifier les préparatifs en vue d’une grève, si nécessaire. Les travailleuses et travailleurs ont créé un site de nouvelles en cas de grève, globenation.ca, qui présente des articles des meilleurs rédacteurs et chroniqueurs du Globe.

« Nous espérons conclure une entente, mais nous avons des préoccupations légitimes au sujet de nos pensions, nos salaires et d'autres questions que la compagnie ignore tout simplement », a affirmé John Daly, président de l’unité au Globe, et rédacteur également au magazine Report on Business. 

Le syndicat a proposé que l’employeur transfère tous ses employés syndiqués dans un régime de retraite interentreprises à prestations déterminées (PD). Près de 57 p. cent des employés du Globe participent à un régime de retraite à PD à employeur unique, tandis que 36 p. cent participent à un régime de retraite à cotisations déterminées (CD) nettement moins plus pauvre, et 7 p. cent ne participent à aucun régime de retraite d’employeur.

L’employeur a aussi refusé de discuter des demandes d’Unifor pour aider les femmes à fuir une situation de violence conjugale.

« Comment le Globe peut-il conserver sa crédibilité comme journal lorsqu’il ne veut même pas protéger ses employées aux prises avec de la violence conjugale? », a demandé Paul Morse, président de la section locale 87-M d’Unifor.

Pour obtenir de plus amples renseignements, contactez Paul Morse 905-536-5650.