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Unifor exhorte Ottawa d’agir rapidement pour moderniser les normes du travail

 

 

Le 30 août 2018

 

OTTAWA – Les plans du gouvernement fédéral pour moderniser les normes du travail dans les secteurs de compétence fédérale ne doivent pas tarder, affirme Unifor après la diffusion aujourd’hui d’un rapport sur les consultations gouvernementales.

 

« C’est une bonne chose de constater qu’ils écoutent les travailleurs et comprennent que les normes d’emploi établies dans les années 1960 ne fonctionnent plus aujourd’hui dans l’économie à la demande où il y a un trop grand nombre de travailleurs à statut précaire et à temps partiel », a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor.

 

Le rapport sur les consultations fédérales porte sur cinq thèmes, dont l’amélioration de l’accès aux congés de maternité et d’autres congés, le soutien à l’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, de bons salaires et des avantages sociaux, l’actualisation des dispositions relatives à la cessation d’emploi, et la protection des employés occupant des emplois atypiques et précaires.

 

Les employeurs utilisent de plus en plus des employés temporaires ou à temps partiel pour diminuer les coûts et améliorer leur flexibilité, ce qui contraint les travailleurs à jongler entre plusieurs emplois sans avantages sociaux. Le mémoire d’Unifor à Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, s’est penché sur ces préoccupations en soumettant plusieurs recommandations.

 

Le mémoire d’Unifor exhortait aussi Ottawa de mettre fin à la pratique abusive de transfert de contrats, qui est courante dans plusieurs sections dont celui des aéroports, des autobus et du développement pétrolier en mer, et qui permet aux employeurs de ne pas tenir compte de l’ancienneté et de substituer à la place des entreprises syndiquées des entrepreneurs non syndiqués, à moindres coûts.

 

Plusieurs syndicats, y compris Unifor, ont aussi demandé au gouvernement fédéral d’empêcher les employeurs de verser des salaires inférieurs aux employés en raison de leur statut d’emploi, selon qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel. 

 

Unifor exhorte Ottawa de suivre la voie du Québec et d’étendre la clause de disparité salariale voulant que les salaires à deux niveaux ou les régimes de retraite à deux niveaux ou les avantages à deux niveaux ne puissent plus être négociés.

 

« Ottawa devrait même aller plus loin que le Québec et contraindre les employeurs ayant déjà des échelles salariales à deux niveaux de mettre en place un salaire égal et équitable pour tous », a déclaré Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor.

 

Unifor a aussi suggéré de moderniser le code du travail pour enlever aux employeurs les motivations qui les amènent à diminuer la qualité des emplois en créant des postes temporaires ou à temps partiel. Cela pourrait se faire par l’adoption et l’application de règles empêchant de traiter différemment des employés en fonction de leur statut d’emploi.

 

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 315 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

 

Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec la directrice des communications d’Unifor, Natalie Clancy : Natalie.Clancy@unifor.org  (416) 707-5794 (cell).