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Unifor sollicite une rencontre avec le premier ministre Dwight Ball pour discuter du lock-out rendu à son 631e jour

Le 11 septembre 2018

SAINT-JEAN – Le président national d'Unifor Jerry Dias sollicite encore une fois une rencontre avec le premier ministre Dwight Ball au sujet du lock-out qui dure depuis 631 jours de 30 travailleurs de l’aérospatiale à Gander, Terre-Neuve-et-Labrador.

Jerry Dias a téléphoné au bureau du premier ministre aujourd’hui.

C'est la quatrième demande de rencontre de la part d’Unifor auprès du premier ministre dont les déclarations dans les médias au sujet de ce lock-out cette semaine indiquent clairement qu’il ne comprend pas ce qui est en jeu dans ce conflit, sans doute le plus long lock-out de l’histoire des relations de travail dans la province.

« Pour être clair, ce n’est pas simplement un problème de faire assoir à la table de négociation le syndicat et l’employeur, comme l’a affirmé le premier ministre. Le problème est beaucoup plus important.  Il s’agit de l’intention d’un employeur de miner et de démanteler le syndicat », a déclaré Jerry Dias.

Le président national d'Unifor a souligné que toutes les actions de la compagnie, depuis le décret du lock-out quelques jours avant Noël en 2016, les deux conclusions distinctes de négociation de mauvaise foi en 2017 et 2018, jusqu’à l’escalade du conflit après avoir embauché des briseurs de grève, renforcent les intentions de DJ Composites.

« Si le premier ministre nous avait rencontré la première fois que nous l’avons sollicité en février et à deux reprises depuis, nous aurions pu lui expliquer très clairement pourquoi cette situation n’est pas seulement une question de pourparlers entre deux parties, a déclaré Lana Payne, directrice de la région de l’Atlantique. Le fait est que le gouvernement a ignoré ce qui se passait directement sous son nez, soit une attaque totale contre les droits de ces travailleurs syndiqués à Gander. »

Le lock-out de DJ Composites a aussi exposé à nouveau le besoin d’adopter une législation anti-briseurs de grève, ainsi que d’améliorer les lois du travail qui permettraient de prévoir de réelles conséquences pour les employeurs qui tentent de démanteler un syndicat.

Si vous avez besoin d’autres informations ou planifier une entrevue en personne ou en direct sur FaceTime, veuillez contacter la directrice des communications d’Unifor, Natalie Clancy, à natalie.clancy@unifor.org ou au 416-707-5794 (cell).